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10/07/2011

MONDIAL FEMININ: LES BLEUES S'OFFRENT UNE DEMIE EN ALLEMAGNE !

La France s'est qualifiée samedi pour les demi-finales du Mondial allemand.

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Auteurs d'une prestation exceptionnelle, les Bleues se sont qualifiées aux tirs au but face à des Anglaises complètement dominées. Bruno Bini a décidé de faire confiance au même onze que face au Canada. Ainsi, en raison de la suspension de Bérangère Sapowicz, exclue face à l'Allemagne, c'est Céline Deville qui est titularisée dans les buts. En défense centrale, Sabrina Viguier a retrouvé sa place aux côtés de Laura Georges aux dépens de Wendie Renard. L'Angleterre a débuté dans son 4-2-3-1 habituel avec la meilleure buteuse de l'histoire du football féminin anglais, Kelly White, placée en soutien de l'attaquante de pointe Ellen White. En quête d'un ticket pour les Jeux Olympiques 2012, l'équipe de France n'a plus perdu face à la sélection anglaise depuis 1974. Les Bleues restent ainsi sur cinq victoires et cinq nuls face aux Anglaises. A la 88eme minute, l'égalisation de Bussaglia apparaît comme une juste récompense après les efforts fournis par les Bleues pour égaliser. D'autant que la victoire a finalement été au bout.

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Le jeu
Pour la première fois de son histoire, la France rallie le dernier carré d'une Coupe du Monde féminine. Mais que ce fut dur ! En première période, les Bleues ont réalisé le match presque parfait. Mise à part une inattention en tout début de partie, les filles de Bruno Bini ont dominé leur sujet et n'ont pas laissé le moindre espace aux Anglaises. Asphyxiées, ces dernières ne sont pas passées loin d'encaisser un but sur trois belles occasions tricolores. Avec une bien meilleure circulation du ballon et un quatuor offensif en vue, la France a regagné les vestiaires avec de légitimes espoirs de victoire. En seconde période, la maladresse française devant le but s'est accentuée. Sur leur troisième occasion, les filles de Hope Powell ont ouvert le score sur l'un des seuls errements défensifs des Tricolores. Dès lors, une attaque-défense s'est mise en place et a débouché sur une égalisation presque inespérée de Bussaglia. A dix contre onze (K.Smith boitant bas), les Bleues ont dominé outrageusement les prolongations, les Anglaises attendant les tirs au but. L'histoire s'est finalement bien terminée pour les Bleues avec ce succès au bout du suspense. Mercredi soir, elles affronteront les Etats-Unis ou le Brésil pour rentrer encore un peu plus dans l'histoire de leur sport.

Les Anglaises
Dans les buts, BARDSLEY a réalisé une très belle prestation. Décisive à plusieurs reprises malgré un style très académique, elle a longtemps retardé l'échéance. En revanche, la défense anglaise a grandement souffert, à l'image de sa capitaine F.WHITE, rapidement en difficulté. Sur les côtés, YANKEY a manqué tout ce qu'elle a tenté tandis que CARNEY n'a guère été plus en réussite. Devant, E.WHITE n'a guère pesé lourd face à la solide défense tricolore. Elle a manqué d'ailleurs une grosse occasion lors des prolongations. Quant à la star anglaise, K.SMITH, elle est a l'origine de l'ouverture de la marque. Blessée avant la fin du temps réglementaire, l'attaquante britannique n'a pas été remplacée et a fini le match en boitant…

Les Françaises
Auteur d'une sortie décisive en début de match, DEVILLE s'est quelque peu rassurée. En difficulté dans les airs, elle est fautive sur le but anglais. GEORGES a sauvé son camp dans les premières secondes, avant de se montrer impériale par la suite. Touchée en première période après avoir heurtée un poteau, LEPAILLEUR a été très préciuese, à l'instar de BOMPASTOR. Les deux milieux défensives SOUBEYRAND et BUSSAGLIA ont constamment agressé leurs adversaires et ont lancé à merveille leurs attaquantes. La seconde a égalisé d'une frappe limpide en toute fin de match. NECIB ne s'est pas montrée décisive, malgré quelques beaux gestes. Sur les côtés, ABILY et THINEY ont beaucoup tenté leur chance de loin. Sans réussite. Mais elles ont pesé sur la défense anglaise. A signaler la très belle entrée de THOMIS (67eme), qui a dynamité l'attaque française. En pointe, DELIE a joué à merveille son rôle de pivot pendant une heure. Très disponible, elle a cependant baissé de pied en seconde période tranchante.

L'arbitre : Mme Palmqvist (SUE)
L'arbitre suédoise Mme Palmqvist a fait preuve de laxisme sur quelques tacles un brin trop appuyés de la part des Anglaises. Elle n'a pas eu besoin de prendre des décisions qui ont bouleversé la partie.

09/07/2011

COPA AMERICA: MESSI N'EST PAS PROPHETE DANS SON PAYS.

Tancé par certains de ses coéquipiers, critiqué par la presse locale et même sifflé par une partie du public mercredi dernier lors du match contre la Colombie (0-0), Lionel Messi vit un début de Copa America compliqué. Décidément, nul n’est prophète en son pays…

par Christophe Remise, le 09-07-2011 (de Sport 24)

 

«Il nous reste quatre matches à jouer, quatre matches lors desquels il n’y aura pas de deuxième chance», déclarait Sergio Batista après le nul contre la Colombie mercredi dernier (0-0). Autrement dit, le sélectionneur argentin vise toujours la finale de la Copa America. Son équipe n’est pourtant pas au mieux avec seulement deux points en deux matches, une troisième place dans le groupe A et un jeu d’une pauvreté qui n’a d’égal que le talent individuel des joueurs alignés sur le terrain… Sauf que les critiques ciblent surtout un homme pour expliquer ce bilan en demi-teinte : Lionel Messi. Considéré comme le meilleur joueur du monde lorsqu’il évolue sous le maillot du Barça, le double Ballon d’Or n’a jamais vraiment réussi à exporter son talent avec le maillot argentin. Il a d’ailleurs été décevant, comme le reste de ses coéquipiers, lors des nuls contre la Bolivie (1-1) et la Colombie (0-0).

Burdisso craque


Assez pour être la cible des sifflets de son propre public mercredi dernier. Nicolas Burdisso aurait d’ailleurs eu des mots particulièrement durs envers lui dans les vestiaires, le traitant de «gamin» et de «fils de p…» d’après la presse locale. Les deux joueurs se sont expliqués et Burdisso s’est excusé depuis, mais l’incident est révélateur du climat qui entoure Messi. Une situation qui a de quoi étonner vu de Barcelone, où le joueur est un véritable dieu vivant… «Leo se sent mal, reconnait son père, Jorge, sur les ondes d’une radio argentine. Il ne comprend pas tout cela. Mais chacun est libre de dire ce qu’il veut. Le plus étonnant vient de ce que l’on peut lire dans la presse. Cela ne fait que mettre de l’huile sur le feu. Les médias peuvent critiquer, c’est logique puisque l’Argentine joue mal, mais ils devraient regarder de plus près l’ensemble de l’équipe (au lieu de se focaliser sur Lionel)

«Messi le meilleur joueur du monde»


Force est de constater que Messi n’est que l’ombre de lui-même depuis le début de la compétition. Mais le reste de ses coéquipiers aussi. «Rien ne se passe comme prévu, déplore Sergio Batista dans les médias argentins. L’équipe est très lente, très imprécise. Du coup, on se désorganise et on s’impatiente.» Ainsi, des changements de joueurs et peut-être même de système de jeu sont à attendre lundi contre le Costa Rica. Un match que les Albicelecte devront gagner pour rallier les quarts de finale. Avec un grand Lionel Messi ? Ce qui est certain, c’est que le Barcelonais fait plus partie de la solution que du problème… «Il n’est pas responsable de notre mauvaise passe, affirme son capitaine, Javier Zanetti, en conférence de presse. Nous savons tous que Messi est un phénomène, que c’est le meilleur joueur du monde. Mais nous sommes une équipe. Nous avons tous notre part de responsabilité

02/07/2011

ECOSSE: COUPE DU MONDE DE FOOTBALL DANS LA BOUE.

 

Les fans du "football de boue" se mesurent dans la gadoue à Edimbourg 

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Affublé d'un tutu de ballerine, Paul Wilkins, 28 ans, patauge avec entrain dans la gadoue: pour la première fois de sa vie, ce Londonien participe avec 500 autres mordus à une coupe du monde de foot un peu particulière à Edimbourg, où les joueurs évoluent dans ...la boue.

Les règles sont presque les mêmes que dans la version classique, à quelques détails près: pas de pelouse, des mottes de terre régulièrement arrosées pour créer une surface très spongieuse. Et des joueurs, souvent déguisés, qui s'enfoncent jusqu'aux mollets. "Les coéquipiers peuvent se relayer aussi souvent qu'ils le veulent parce que c'est très fatigant", explique Stewart Miller, organisateur de la coupe en Ecosse. Aussi, les matchs ne durent que 24 minutes et les participants attachent leurs chaussures avec de l'adhésif pour éviter de les perdre dans la boue. Impossible de courir vite, avec les pieds englués. La boue éclabousse les spectateurs quand le ballon atterrit près d'eux. Ou quand les footballeurs tombent dedans - souvent volontairement.

"C'est très dur, c'est un effort puissance dix!", commente Myriam Vogt après son premier match. "Mais franchement, c'était génial, j'ai aimé le corps à corps, se défendre. On rigole bien!", ajoute cette Française de 36 ans, mère de trois enfants. Elle est venue avec un groupe d'amis de la région de Metz (est de la France) pour tenter l'expérience. Sur les cinquante équipes participantes, une vingtaine sont là pour la première fois. Sur les terrains, beaucoup de représentants du Royaume-Uni et des pays scandinaves, mais aussi de Pologne ou de Russie.

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La discipline est née en Finlande en 1997. Aujourd'hui, des championnats annuels, comme celui d'Ecosse, sont organisés dans plusieurs pays du nord de l'Europe. Mais les amateurs se préoccupent moins de marquer des buts que d'avoir une excuse pour se rouler dans la boue. "Ca n'a rien à voir avec le football", s'exclame Tora Oetgen, un chauffeur de taxi britannique. "Il faut juste aimer patauger dans la gadoue, c'est le truc le plus marrant qu'on ait jamais fait!". Ali Miller quitte le terrain couvert de boue des pieds à la tête. "C'est chaud, c'est bon pour la peau", commente cet Anglais de 26 ans. Sur les terrains, on se bouscule, mais peu ou pas d'agressivité. L'ambiance est résolument potache.

Paul Wilkins et ses coéquipiers en tutus posent bras dessus-bras dessous avec leurs adversaires, sans rancune malgré leur défaite à plate couture 30 à 0. "C'est la faute de l'arbitre, il les a favorisés", glisse malicieusement le Londonien. "Et puis, vous avez vu dans quel état est le terrain?"