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12/08/2011

MONDIAL DES MOINS DE 20 ANS EN COLOMBIE

 

LA FRANCE EN QUART...

L'ailier Antoine Griezmann était le joueur qui avait le plus tenté de frappes depuis le début du tournoi, surtout lors de premières périodes très actives. Encore une fois, il s'y est employé mais cette fois, il n'a pas disparu après la pause. Présent dans le jeu et dans la récupération, il a même délivré, un caviar à Lacazette, qui a malheureusement manqué le cadre.

 

Alors quand Fofana a envoyé un centre fuyant de la droite, Griezmann s'est précipité pour battre le gardien en s'y reprenant à deux fois. Même si Sunu était hors-jeu, l'arbitre a validé le but, libérant les Bleus.

 

Car l'équipe n'aura pas brillé. Pourtant, le sélectionneur Francis Smerecki avait annoncé "un autre visage" par rapport au match contre le Mali (2-0). Ses Bleus sont effectivement passés d'un 4-2-3-1 à un 4-3-3, Grenier remplaçant numériquement Kakuta dans l'entrejeu. Mais le "visage" n'était pas vraiment plus souriant, et Grenier, l'homme qui avait fait basculer le match contre le Mali, s'enferrait dans un déchet technique trop important pour peser suffisamment.

 

Les Bleus ont également souffert physiquement face à des Equatoriens plus agressifs. Les Jaunes se sont offerts plusieurs situations chaudes, occasionnant quelques cafouillages. Les joueurs de Smerecki ont alors pu compter sur leurs deux piliers défensifs : le défenseur central Faure, sur tous les ballons, et le gardien Ligali, alternant arrêts peu académiques et très véloces.

 

Faute d'arbitrage ? 

 

A l'issue de la rencontre, le sélectionneur de l'Équateur, Sixto Vizuete, a dénoncé une "faute d'arbitrage" sur le but des Bleus. "C'est le travail de quatre ans avec ce groupe qui s'arrête avec cette faute d'arbitrage, a-t-il pesté. Il faudra bien la regarder, mais tout le monde dit qu'il y a quelque chose sur cette action" a-t-il déclaré.

 

Antoine Griezmann, auteur du but, est lui satisfait, "Je suis heureux d'avoir marqué, ça faisait longtemps que je disais que j'allais marquer. Je pensais que j'étais hors-jeu, j'ai douté, j'ai regardé l'arbitre et les juges de touche. On s'est bien trouvés, mais on a péché dans la finition".

 

Même chose pour le sélectionneur des Bleuets, Francis Smerecki, "Ce soir, tout le monde est content, les joueurs et moi. On a fait un match sérieux, appliqué. Ça veut dire que les choses s'améliorent. J'ai vu une équipe intelligente, posée par moments. Rien n'est parfait, mais c'était bien. Ils savaient où ils allaient."

01/08/2011

TIRAGE COUPE DU MONDE 2014

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Les Bleus face aux maîtres du monde

 

Ronaldo, l'ancien avant-centre du Brésil, n'a pas été clément avec l'équipe de France. L'Auriverde, qui a effectué le tirage au sort des éliminatoires de la zone Europe de la Coupe du monde 2014, a ainsi reversé la France, qui était dans le chapeau 2 puisque non tête de série, dans le même groupe que l'Espagne, championne d'Europe et du monde en titre. Un groupe I avec seulement 5 équipes et qui contient également la Biélorussie, adversaire des Bleus en éliminatoires de l'Euro 2012, la Géorgie et la Finlande. Les premiers de chaque groupe participeront au Mondial 2014 tandis que les 8 meilleurs deuxièmes joueront leur billet lors d'un tour de barrages en aller-retour.



Il faudra donc en passer par l'Espagne pour s'offrir le billet tant convoité pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Ce samedi à Rio de Janeiro, Laurent Blanc, l'actuel sélectionneur de l'équipe de France, a eu la malchance de voir son équipe tomber dans le groupe I de la Furia Roja, celle-là même qui a trusté les deux derniers titres de champion d'Europe en 2008 et de champion du monde en 2010.

Pendant que les Tricolores cherchaient encore leur taupe et faisaient grève pour témoigner de leur soutien à Nicolas Anelka à Knysna, en juin 2010, la sélection espagnole glanait en effet son deuxième titre d'affilée face aux Pays-Bas. Championne du monde en titre, l'Espagne, que Zinédine Zidane avait mis à la "retraite" un beau soir de 2006 lors du Mondial allemand en 8e de finale, aura donc la possibilité de prendre sa revanche en match officiel.

Deux derniers revers contre l'Espagne...

Avant cette double confrontation qui s'annonce terrible entre deux champions du monde en éliminatoires, les Ibériques avaient tout de même déjà eu la peau des Bleus en matches amicaux. Les deux dernières confrontations entre les deux équipes ne penchent d'ailleurs certainement pas en faveur des Tricolores.

Le 6 février 2008, les Bleus de Raymond Domenech, qui en était bien sûr encore le sélectionneur, avaient ainsi dû s'incliner à Malaga, dans l'enceinte de la Rosaleda, sur une seule réalisation du droit de Capdevilla(80e, 1-0). Les protégés de Luis Aragones étaient alors en route pour leur sacre européen en Autriche et en Suisse, qui organisaient conjointement l'Euro 2008 l'été suivant.

La Biélorussie pour le piège

Deux ans plus tard, le 3 mars 2010, c'était cette fois au Stade de France que la sélection emmenée par Vicente Del Bosque donnait une leçon aux joueurs qui avaient revêtu le maillot frappé du Coq. Comme à l'entraînement, David Villa, qui était alors encore Valencien, avait repris victorieusement une passe d'Andrés Iniesta pour ouvrir la marque (21e, 0-1). A la pause, le score était même de 0-2 puisque Sergio Ramos avait aussi marqué du gauche (45e). Quatre mois plus tard, le champion d'Europe grimpait encore sur la plus haute des marches pour décrocher la lune, sinon une étoile, à Johannesbourg face aux Oranjes. A croire d'ailleurs que la France lui porte chance...

Cette fois-ci donc, les deux formations se retrouveront en compétition officielle dans un groupe I qui comprend également la Biélorussie, que les Bleus n'ont pas réussi à battre en deux matches des éliminatoires de l'Euro 2012 (0-1, 1-1), l'inconnu Géorgien, et la Finlande. En 1998, cette dernière nation avait permis à Trezeguet de marquer son premier but en équipe de France, avant le sacre au Stade de France le 12 juillet suivant face au Brésil. Championne du monde, la France était alors la meilleure nation. Redescendue au 15e rang Fifa depuis, les Bleus se retrouveront finalement face à elle pour deux matches. A défaut de terminer en tête de la poule I, il faudra au moins faire le nécessaire pour faire partie des 8 meilleurs deuxièmes et atteindre le tour de barrages. Ce serait déjà, à n'en pas douter, une belle victoire...

29/07/2011

TROPHEE DES CHAMPIONS (Marseille 5 Lille 4)

 

 

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Pas si parfait... 

 

Le Trophée des Champions a mis en évidence les qualités mais aussi les carences de LILLE et de MARSEILLE. Convaincants mais battus sur le fil (4-5), les champions de France en titre doivent progresser en défense. Les Phocéens, eux, ne pourront pas toujours miser sur leur incroyable courage.

A cinq minutes près, les Lillois auraient pu déjà marquer les esprits. A Tanger, les champions en titre et vainqueurs de la Coupe de France étaient tout près d'écrire une nouvelle ligne à leur palmarès. Ils ont pourtant craqué dans une fin de match totalement incroyable et leurs dauphins marseillais ont remporté le Trophée des champions pour la seconde année consécutive (5-4). Longtemps maîtres des événements, les joueurs de Rudi Garcia pourront toujours critiquer l'arbitrage marocain, ils ont complètement craqué face à la détermination des Phocéens. "On a fait une belle deuxième mi-temps, mais quand on mène 3 à 1, on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes, a d'ailleurs reconnu leur entraîneur. Même le staff, quand on voit le match devenu un peu bizarre sur la fin. Est-ce que physiquement on était cuit ? Peut-être. Pour nous c'est dur mais ça nous sert de leçon pour le championnat".

A une dizaine de jours du coup d'envoi de la Ligue 1, l'entraîneur du LOSC a aligné ce qui ressemble à une équipe-type pour ce premier match officiel. Basa, Pedretti et Payet, successeurs à chaque poste de Rami, Cabaye et Gervinho étaient donc titulaires. Chacune des trois recrues a offert du bon et du moins bon et a démontré ainsi que l'intégration demandait encore de réels réglages. Basa a marqué de la tête dans un final haletant, mais n'a pas su imposer son physique face aux attaquants de l'OM. Pedretti a fait preuve d'autant d'efficacité que de discrétion dans l'entre-jeu avant de provoquer le penalty fatal à son équipe. Pas assez rapide, son apport offensif fut décevant. Payet a évolué dans un registre similaire. L'ancien Stéphanois s'est démené, mais il a manqué de vivacité et de tranchant pour se montrer réellement dangereux ou même épauler Sow.

Chedjou sera suspendu

Heureusement, Lille peut toujours compter sur ses valeurs sûres. Les joueurs de Garcia savent toujours faire tourner le ballon sans se précipiter pour trouver les espaces. Landreau a encore brillé en détournant de nombreuses tentatives marseillaises. Avec Hazard et Debuchy très souvent portés vers l'avant, le jeu nordiste devrait pencher à droite cette saison. Si le Belge a encore étalé son talent, l'arrière droit s'est enflammé et n'avait plus les jambes et la lucidité pour résister à la folie marseillaise des dernières minutes. Les Dogues ont reculé, se sont relâchés et ont eu tort. Ils ont surtout perdu Chedjou qui sera suspendu pour la première journée. "Le point noir, c'est l'exclusion de Chedjou, peste Garcia. On peut siffler peno, mais il y a un manque de psychologie forte, le carton est préjudiciable pour le championnat".

Car, en face, les joueurs de Didier Deschamps ont été fidèles à leur réputation d'équipe coriace, s'appuyant beaucoup sur le physique et le mental. "On a eu cette force de caractère pour revenir", a ainsi pu se réjouir Deschamps. Dès les premières secondes du match, ils ont pris leurs adversaires à la gorge et multiplié les tentatives sur le but de Landreau. Peu efficaces et douchés par le but de Balmont (9e), ils ont accusés le coup et se sont éparpillés, évoluant trop loin les uns des autres. Entre Amalfitano, peu habitué à évoluer à droite de l'attaque, Lucho et Cheyrou, embourbés au milieu, le liant manquait. Deschamps semble pourtant satisfait de ses recrues : "Morel a fait preuve de beaucoup de tempérament, il trouve ce but qui nous fait du bien. Amalfitano fait une bonne première période, après c'est plus difficile. Diarra, il a encore à améliorer sa condition physique".

"On a pris tous ces buts..."

Entré après l'heure de jeu, Jordan Ayew a reboosté tout cela. Son frère André, ainsi que Morel et Rémy ont pris le relais et le reste de l'équipe a suivi. Grâce à sa force de caractère, l'OM a arraché un succès inespéré. Toutefois, le club phocéen ne peut pas se reposer sur un joueur de 19 ans pour compenser la lenteur de sa défense centrale Diawara-Mbia et l'absence d'un grand buteur. "On a pris tous ces buts... il y a un peu de fatigue, mais il y a aussi la qualité des attaquants de Lille. Je ne peux pas me satisfaire sur le plan défensif de prendre quatre buts", prévient Deschamps.

Eurosport - Damien DORSO